Raymond Depardon, Les années Déclic, 1957-197723/07/2011
14/06/2011
JULIETTE / DEUXIEME PARTIE

pict/text. ae
31/05/2011
EN MAI

Flavien Menu
28/05/2011
Un amour de Swann
19/05/2011
JULIETTE / PREMIERE PARTIE

Les meubles, les plantes, les livres, les attitudes ou les pensées étaient tous affublés d'un prénom féminin.
Cette habitude était venue très naturellement , sans même y prendre garde. Mais un soir, alors qu'il fit la connaissance d'une Juliette, il réalisa que c'était la huitième Juliette qu'il connaissait. Bien entendu il se refusa de lui affirmer que sa passoire, un goût de médicament, deux des chats de sa tante, un passage du cinquième élément, un plat égyptien, une bâtiment près du canal et un sourire a fossette portaient déjà ce doux prénom. Malgré la conviction avec laquelle il utilisait et manipulait ce langage, il ne le dévoilait que rarement et encore moins au jeune filles elles-même.
pict / text . ae
11/05/2011
DES VARIATIONS ATMOSPHERIQUES

Faire un événement, si petit soit-il, la chose la plus délicate du monde, le contraire de faire un drame, ou de faire une histoire. aimer ceux qui sont ainsi: quand ils entrent dans une pièce, ce ne sont pas des personnes, des caractères ou des sujets, c'est une variation atmosphérique, un changement de teinte, une molécule imperceptible, une population discrète, un brouillard ou une nuée de gouttes. tout a changé en vérité. Les grands événements, aussi, ne sont pas faits autrement : la bataille, la révolution, la vie, la mort... Les vraies Entités sont des événements, non pas des concepts.
texte. Gilles Deleuze - Claire Parnet, Dialogues
pict. ae
merci à m
17/04/2011
LA 27EME MINUTE

13/04/2011
LE SOLITAIRE

J'ai en horreur de suivre et de mener.
Obéir? Non! Ni non plus -- gouverner!
Qui n'est terrible pour lui-même n'inspire de terreur à personne:
Et qui inspire la terreur peut seul mener autrui!
J'ai déjà en horreur de mener moi-même!
J'aime, tels les animaux de la forêt et de la mer, Me perdre un long moment,
M'accroupir pour rêver dans un labyrinthe délicieux,
Me rappeler enfin moi-même de loin,
Me -- séduire moi-même pour revenir à moi.
text. Nietzsche, Le Gai savoir, Le solitaire
pict. ae
11/04/2011
LOOKING AT THE CEILING

02. Valet - Drum movie
03. Weather Report - River People
04. Ariel Pink's Haunted Graffiti - Reminiscences
05. Pink Floyd - Absolutely Curtains
06. Deerhoof - New Sneakers
07. Robert Wyatt - Alifib
08. White Rainbow - Middle
09. The Doors - Easy Ride
10. Al Duvall - Lantana
02/04/2011
CA TU NE LE DIS QUE POUR ME DESARMER

- La femme:" Ne crie pas, l'enfant dort."
- Bruno: " Tu dis l'enfant - comme s'il ne devait plus avoir de nom pour moi ! Et toujours raisonnable, c'est ce que tu es ! Vous les femmes avec votre minable coté raisonnable! Avec votre brutale compréhension pour tout et chacun ! Et jamais vous ne vous ennuyer, bonne à rien que vous êtes. Vous êtes toujours assises quelque part, pleine d'enthousiasme, à laisser passer le temps. Sais-tu pourquoi vous ne deviendrez jamais rien? Parce que jamais vous ne vous soûlez toutes seules !
Vous vous baguenaudez dans vos appartements bien rangés, comme de prétentieuses photo de vous même. Vous faites les mystérieuses, vous couinez à force d'insignifiance, camarades patentées que vous êtes, vous étouffez les autres avec votre humanité bornée, des machines à mettre en tutelle pour tout ce qui est vivant. Reniflant le sol, vous rampez en tous sens, jusqu'à ce que la mort vous ouvre la bouche toute grande.
" Il cracha de coté: " Toi et ta nouvelle vie! Jamais encore je n'ai vu une femme qui ait durablement modifié sa vie. Rien que des bonds de côté- et puis après c'est la vieille rengaine qui recommence.
Tu sais quoi? Ce que tu fais maintenant, tu le feuilletteras plus tard en coupures de journal jaunies comme seul événement de ta vie! Et tu te rendras compte que tu n'as fait que courir derrière la mode: la mode d'hiver de Marianne!"
- La femme: " Tu as préparé tout ça d'avance, n'est-ce pas ? Tu ne veux pas du tout parler avec moi, pas du tout être avec moi ! "
- Bruno: " Je préférerais encore parler avec un fantôme!"
- La femme: "Tu as l'air terriblement triste, Bruno!"
- Bruno: " ça tu ne le dis que pour me désarmer."
Ils se turent longtemps.
29/03/2011
NOTHING BUT DAILY POETRY

Flavien Menu
26/03/2011
LISTE D'ANIMAUX

22/03/2011
LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIGUE

-Vous ai-je vraiment quitté? Père! n’êtes vous pas partout? Jamais je n’ai cessé de vous aimer.
-N’ergotons pas. J’avais une maison qui t’enfermait.Elle était élevé pour toi. Pour que ton âme y puisse trouver un abri, un luxe digne d’elle, du confort, un emploi, des générations travaillèrent. Toi, l’héritier, le fils, pourquoi t’être évadé de la Maison?
-Parce que la Maison m’enfermait. La Maison, ce n’est pas vous Père.
-C’est moi qui l’ai construite, et pour toi.
-Ah! Vous n’avez pas dit cela, mais mon frère. Vous, vous avez construit toute la terre, et la Maison et ce qui n’est pas la Maison. La Maison, d’autres que vous l’ont construite; en votre nom, je sais, mais d’autres que vous.
-L’homme a besoin d’un toit sous lequel reposer sa tête. Orgueilleux! Penses-tu pouvoir dormir en plein vent?
-Y faut-il tant d’orgueil ? de plus pauvres que moi l’ont bien fait.
-Ce sont des pauvres. Pauvre, tu ne l’es pas. nul ne peut abdiquer sa richesse. Je t’avais fait riche entre tous.
-Mon Père, vous savez bien qu’en partant j’avais emporté tout ce que j’avais pu de mes richesses. Que m’importe les biens qu’on ne peut emporter avec soi?
-Toute cette fortune emportée, tu l’as dépensée follement.
-J’ai changé votre or en plaisirs, vos préceptes en fantaisie, ma chasteté en poésie, et mon austérité en désirs.
-Etait-ce pour cela que tes parents économes s’employèrent à distiller en toi tant de vertu?
-Pour que je brûle d’une flamme plus belle, peut-être, une nouvelle ferveur m’allumant.
-Songe à cette pure flamme que vit Moïse, sur le buisson sacré : elle brillait mais sans consumer.
-J’ai connu l’amour qui consume.
-L’amour que je veux t’enseigner rafraîchit. Au bout de peu de temps, que t’est-il resté, fils prodigue?
-Le souvenir de ces plaisirs.
-Et le dénuement qui le suit.
-Dans ce dénuement, je me suis senti près de vous, Père.
-Fallait-il la misère pour te pousser à revenir à moi?
-Je ne sais ; je ne sais. C’est dans l’aridité du désert que j’ai le mieux aimé ma soif.
-Ta misère te fit sentir le prix des richesses.
-Non, pas cela! Ne m’entendez vous pas, mon Père? mon coeur, vidé de tout, s’emplit d’amour. Au prix de tout mes biens, J’avais acheté la ferveur.
-Etais-tu donc heureux loin de moi?
-Je ne me sentais pas loin de vous.
-Alors qu’est-ce qui t’a fait revenir ? Parle.
-Je ne sais. Peut-être la paresse.
-La paresse, mon fils! Eh quoi! Ce ne fut pas l’amour ?
-Père je vous l’ai dit, je ne vous aimai jamais plus qu’au désert. Mais j’étais las, chaque matin, de poursuivre ma subsistance. Dans la Maison, du moins on mange bien.
-Oui, des serviteurs y pourvoient. Ainsi , ce qui t’a ramené, c’est la faim.
-Peut-être aussi la lâcheté, la maladie... A la longue cette hasardeuse nourriture m’affaiblit ; car je me nourrissais de fruits sauvages, de sauterelles et de miel. Je supportais de plus en plus mal l’inconfort qui d’abord attisait ma ferveur. La nuit, quand j’avais froid, je songeais que mon lit était bien bordé chez mon père; quand je jeûnais, je songeais que, chez mon père, l’abondance des mets servis outrepassait toujours ma faim. j’ai fléchi; pour lutter plus longtemps, je ne me sentais plus assez courageux, assez fort, et cependant...
-Donc le veau gras d’hier t’a paru bon?
Le fils prodigue se jette en sanglotant le visage contre terre:
-Mon père! mon père! Le goût sauvage des glands doux demeure malgré tout dans ma bouche. Rien n’en saurait couvrir le saveur.
- Pauvre enfant ! -
text. Le retour de l'enfant prodigue, André Gide
pict. ae, trespoux-rassiel Lot
18/03/2011
COMFORTABLY NUMB
Flavien Menu
05/03/2011
20/02/2011
LA FELURE

On devrait par exemple pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir, et cependant être décidé à les changer. Cette philosophie s’adaptait aux premières années de ma vie d’adulte, au cours desquelles je voyais ce qui n’était ni probable ni plausible, ce qui était souvent impossible, se réaliser.
text. La Félure, Francis Scott Figerald
pict. ae, Brumadino Braisil
14/02/2011
ATLAS

02. Broken Blood - Tommy Guerrero
03. Mini Calcutta - Nicolas Jaar
04. Anything/Ganesh - Flying Lotus
05. Eagles of Africa - Koudlam
06. Akula Owu Onyeara - The Funkees
07. Okwukwe Na Nchekwube - Celestine Ukwu
08. Guinnevere - Miles Davis
10/02/2011
LA POSTERITE DU SOLEIL

15/01/2011
LEOPOLD, BROAD CHANNEL, 17:00

02/01/2011
AUTOMOBILE

22/11/2010
20/11/2010
16/11/2010
APPARENCES
“I pursue no objectives, no system, no tendency ; I have no programme, no style, no direction. I have no time for specialized concerns, working themes, or variations that lead to mastery. I steer clear of definitions. I don’t know what I want. I am inconsistent, non committal, passive; I like the indefinite, the boundless; I like continual uncertainty” (1)DOUTE
Le mythe fondateur qui entoure la carrière de Richter localise le moment de sa naissance artistique en 1959 lorsqu’il quitte sa ville natale de Dresde pour l’ouest voir la Documenta 2 - une des plus grandes expositions d’art moderne et contemporain – de Kassel. Dans les peintures de Pollock, le travail de Fontana et de Jacques Fautrier il rencontre un art sans limite, sans règle, qui casse le joug du pouvoir coercitif socialiste sur son éducation artistique. En tant qu’étudiant à l’académie des Beaux Arts de Dresde (en ex RDA), il n’a eu qu’un petit accès au travail contemporain de l’ouest, seul les artistes avant l’impressionnisme, et quelques figures approuvées comme Picasso. Cet événement va déclencher son départ précipité de l’Est. Second acte du mythe fondateur, il se retrouve à Berlin avec une seule valise contenant quelques effets personnelles, laissant derrière lui une voiture récemment acquise, sa mère qu’il ne reverra jamais et les diapositives prise à Kassel, unique témoin, oeuvre par oeuvre, de la fascination et de la fulgurante illumination qu’il a subi - les historiens de l’art se mordent encore les doigts de cet abandon, quelque part dans un studio de Dresde. Lorsqu’il intègre l’école des Beaux Arts de Dusseldorf, il baigne dans grand maelstrom d’influences –les professeurs Karl Otto Gotz et Joseph Beuys.. – et les intervenants – Robert Rauschenberg, Georges Maciunas…- le mette face à une multitude de démarches nouvelles, d’idées, de façon de penser, de remise en question de l’académisme, qui ébranle complètement sa vision de l’art. La peinture expressive qu’il pratique lui semble épuisée, les gestes abstraits – qui fabriquent un monde indépendant et tournée sur eux-mêmes –étranger à ses désirs. « Ce qui me pousse vers la peinture et l’art en général, c’est le besoin de communiquer, l’effort de fixer une vision, de négocier avec les apparences. J’aimerai comprendre les choses et ensuite les peindre ». (2)
NOUMENE
De façon générale, il sent que l’art qui copie la nature n’est pas viable, car il passe par un processus subjectif d’interprétation – regarder, percevoir, interpréter les apparences, en former une composition visuelle, dessiner, ajouter des couleurs, obtenir la lumière désirée est subjectif – et Richter la déteste. « Je me méfie pas de la réalité, dont je ne sais à peu près rien, je me méfie de l’image de la réalité transmise par nos sens, qui est imparfaite et illimité »(3). Il prend en fait garde à la médiation qu’opèrent les expériences passées sur les images de la réalité passant dans notre oeil. Il touche alors ici à un concept philosophique central, celui de la dichotomie entre le monde tel qu’il est et celui que nous percevons, appelé le noumène et exploré notamment par Kant. Le monde que nous connaissons est organisé au moyen de notre sensibilité et de notre entendement. Les objets se règlent sur notre connaissance, à travers le prisme limité de notre structure mentale. Les choses telles qu’elles sont en elles-mêmes, au-delà de leur réalité phénoménale, nous ne pouvons les connaitre. La réalité n’est pas percue telle qu’elle est, ce n’est qu’une image fabriqué et dérivé de nos sens, la nature actuelle du monde extérieure reste pour toujours insolvable et mystérieuse. « L’illusion, l’apparence, le semblant... est le thème de ma vie... » (4)
OBJECTIVITE
“Ce serait une erreur de penser que la peintre travaille sur une surface blanche et vierge. L’entière surface est déjà virtuellement investi avec toute une sorte de clichés, avec lesquels le peintre doit négocier.”(5). Gerhard Richter, au lieu de lutter contre ces empreintes virtuelles rempli la toile avec des images « ready-made » de tous les jours provenant de photographies qu’il extrait de magazines, de livres, de la télévision…Il utilise le médium photographique comme un moyen didactique, lui permettant de conserver une objectivité entre lui et le monde et ainsi ne pas se faire tromper par ses propres sens. Il projette ces images sur la toile, en défini méticuleusement les contours, toujours en noir et blanc, puis petit à petit les choses deviennent moins certaines. Il floute les traits pour les rendre tous aussi important, il plonge les sujet dans un monde brumeux pour mettre tout ses parties sur le même plan, pour ne pas afficher d’informations plus importantes. L’image résultant perturbe la possibilité de localiser un quelconque punctum (6) dans un champ où tout devient studium ce qui défie toute manière de lire l’oeuvre en elle même et pour elle-même, garantissant une image décomplexé de toute intervention subjective, déproblématisé de tout fait, presque uniformément grise. Il constitue en parallèle un Atlas qui collecte exhaustivement toutes les images qui le marquent, il s’y côtois les victimes de l’holocauste, des people, des acteurs porno, les héros quotidien des faits divers, de grandes figures historiques…puis aussi ses photographies personnelles, des nuages, des couleurs et plus tard ses proches, du monde de l’art, ses amis, sa famille, décédé, actuelle et naissante..Certaines seulement sont peintes, mais dans les planches de l’Atlas comme dans les gammes de tableau, la mise en rapport des sujets sélectionnées, leur mise en tension, font apparaitre le monde intérieur de Richter. Qui est là ? Avec qui ? qui est absent ? qui sont-ils ?...Ce n’est pas l’oeuvre en elle-même mais la totalité qui crée une ontologie. Une foule d’entrée implicite vers son prisme mental. Il ne dit presque jamais rien, juste par l’observation de la multitude transpire ces influences, ces désirs, ces actes manqués, ces amours…A force d’effacement et de didactisme nait un surréalisme.
CITIES, 1968
Atlas, planches [119] et [120]
Si l’on respecte le sens de lecture naturel de l’oeil, on voit tout d’abord sur la planche de gauche 6 photographies de tailles modestement différentes, représentant des vues aériennes de villes. Deux églises, puis deux grandes avenues percées au travers d’un bâti dense, puis deux opérations modernistes, barres de logements et une tour. Deux morceaux de scotchs formant un recadrage carré sur ce qui semble être l’arc de triomphe marque l’intervention non plus de l’oeil
mais de la main de Richter, annonçant ce qu’il se passe sur la planche suivante. Notre regard dérive alors vers la droite, la structure à bien changée. Douze photographies carrées apparaissent dans une trame. Trois photographies par ligne montrent un panorama. La variation du sujet s’effectue de colonnes en colonnes. Il reste le même, une opération urbaine moderniste et les différences s’expriment par un cadrage de plus en plus serré et par une visibilité de plus en plus flou. On se retrouve avec un tryptique final abstrait, n’offrant plus de distinction entre photographie et peinture.
[119]
A travers ces collages simples de fragments anonymes de villes occidentales se déroulent l’histoire de la ville européenne. Un cœur historique un peu confus, des remaniements régulateurs tranchants et puis le joug de l’hygiénisme moderniste, soit totalement radical soit ponctuellement violent. Ce que l’on voit ici, c’est la sédimentation des époques, des pensées, la succession des politiques de la ville ; c’est le catalogue des acteurs, des figures qui ont marqué l’urbanisme et la planification urbaine. Ces simples collages, la mise en rapport des photographies sélectionnées nous font entrer dans la fabrique urbaine. Les images et la structure sous-tendus derrière les choix suffisent à nous expliquer comment la ville est le produit de l’histoire – cela semble clair – le temps, la politique, l’économie, constitue un territoire palimpseste de bâtiments, de places, de tracés.
[120]
Richter semble interrogateur lorsqu’il effectue ces cadrages de plus en plus rapproché et de plus en pus flou sur une opération urbaine moderniste. De colonnes en colonnes disparaissent les bâtiments, les parallélépipèdes, les zigzags deviennent des motifs abstraits d’une composition aux règles inconnues. La ville est décontextualisée, déshumanisée. Le sol sédimenté disparaît, il n’est qu’un socle, une toile où apparaissent des objets. Le chaos est nettoyé, les influences, le
hasard, l’incertain perdu. La ville devient objective, c’est un système d’objets composé sur un sol neutre. Une tension nait entre les réalités que constitue chaque page. Le contraste entre la profonde sédimentation de la ville historique, et la tabula rasa de l’action moderniste nous amène à un hiatus sur la vision contemporaine de la ville, et d’une manière projective sur le pouvoir qu’on peut désormais exercer sur elle. L’absence totale de négociations de la ville moderniste nous plonge dans l’abstraction des grands gestes – fabriquant une réalité autonome – et prouve la certaine incapacité de la simple géométrie et de la composition à régler les problèmes du matériau complexe de la ville. Il dépasse désormais toute structure mentale unique, toute sensibilité, toute expérience, il est désormais impossible de l’envisager comme une réalité. La ville est une multitude croisée de réalités pris dans un mouvement incertain continuel.
Notes
1. 2. 3. 4. Gerhard Richter, Notes
5. Gilles Delueze, Commentaire sur l’oeuvre de Francis Bacon
6. Roland Barthes, la chambre Claire
Lectures
. Gerhard Richter, Atlas, 2006, edited by Helmut Friedel
. Paul Moorhouse, Gerhard Richter Portraits, 2009, Yale University Press
. Stefan Gronert, Hubertus Butin, Gerhard Richter: catalogue raisonnée, 2009, Hatje Kantz
. Gerhard Richter&Hans-Ulrich Obrist,Conversations,1999;Écrits d’artiste
. Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, 2006, Flammarion
FM


